Il faudrait suspendre la vaccination (Dr Jean-Jacques FRASLIN)

jeudi 19 août 2010
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« Il faudrait suspendre la vaccination »
INTERVIEW. Un médecin pense que l’État sous-estime les effets secondaires du vaccin - Source et copyright Pressocean.fr - 26 novembre 2009

Jean-Jacques Fraslin, généraliste installé à Bouguenais, s’interroge sur l’innocuité du Pandemrix.

Vous signez sur le site i-med.fr l’article « Grippe A : le vaccin Pandemrix de GSK est-il vraiment anodin ? ». Pourquoi ? [1]

« Les effets indésirables du vaccin ne correspondent pas à ce qui était prévu et à ce que le gouvernement a dit à la population. Je pense qu’il faudrait suspendre la vaccination contre la grippe A H1N1 en attendant les résultats d’une enquête sur la fréquence des effets secondaires chez les professionnels de santé vaccinés ».

Quels effets secondaires avez-vous observés ?

« Je me suis fait vacciner le 10 novembre. Le lendemain, en plus d’une douleur et d’un érythème au point d’injection, l’ensemble du bras et de l’avant-bras ainsi que les muscles de l’épaule étaient douloureux. Je me sentais fébrile avec des frissons, des courbatures et des céphalées. Il a fallu 48 heures pour que les symptômes s’estompent. J’observe que ces effets secondaires sont beaucoup plus intenses et beaucoup plus fréquents que lors d’une vaccination contre la grippe saisonnière. Ils ont lieu dans neuf cas sur dix, contre un cas sur dix pour la grippe saisonnière. Certains ont de la fièvre dépassant 38,5 °. Un chauffeur de camion m’a même dit avoir eu le bras vacciné ankylosé pendant 4 jours, ce qui l’a handicapé dans son activité professionnelle ».

Rien de très grave,a priori.

« Non, mais s’il y a autant de réactions bénignes, le nombre de réactions graves pourrait être proportionnel ».

Ces cas de réactions aux vaccins peuvent-ils être spécifiques aux lots utilisés dans la région nantaise ?

« Non. Une enquête rapide utilisant les listes de diffusion démontre que le phénomène touche toute la France médicale ».

Pourtant, l’Afssaps [2] fait état de seulement 107 effets indésirables bénins à sérieux pour 200 000 vaccinations.

« Ces chiffres homéopathiques ne semblent pas refléter la réalité du terrain. Il y a là une réelle sous-estimation des effets secondaires. Ça ne correspond pas à ce que j’observe autour de moi ou lorsque j’en discute avec d’autres médecins. Cette différence pourrait s’expliquer par le fait que les effets bénins sont très difficiles à déclarer. Je ne pense pas que les gens déclarent leurs effets secondaires ».

Le vaccin utilisé est-il en cause ?

« Pour l’instant, à l’exception des enfants de 6 à 23 mois et des femmes enceintes, tout le monde en France est vacciné avec le Pandemrix du laboratoire GSK. Ce vaccin contient un adjuvant à base de squalène (Ndlr : lipide naturellement présent dans l’huile du foie des requins), qui est probablement à l’origine de ces réactions. Je me demande si le fait que la France ait acheté quelques dizaines de millions de doses de Pandemrix ne peut pas expliquer cette politique de l’autruche du ministère de la Santé ».

Que conseillez-vous aujourd’hui à vos patients ?

« J’étais très pro-vaccin au départ. Aujourd’hui, je me pose des questions. Il faudrait que la population puisse avoir le choix de bénéficier du vaccin sans adjuvant ».

Propos recueillis par Jérôme Jolivet


[1La procédure officielle de déclaration des effets indésirables pour le PANDEMRIX est assez dissuasive et ne peut-on donc que minorer les déclarations d’effets indésirables. Or on peut estimer qu’un vaccin qui présente de nombreux effets secondaires bénins ou modérés risque potentiellement d’entrainer plus d’effets indésirables graves qu’un produit qui n’entraine que peu de réactions. (Dr Jean-Jacques Fraslin - Genève - 25/11/09)

[2AFSSAPS = Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé


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