Vaccination des femmes enceintes avec PandemRix (Dr Eric BEETH)

dimanche 15 novembre 2009
par  administrateur
popularité : 21%

Vaccination de femmes enceintes avec PandemRix :
une expérimentation illégale
Dr Eric Beeth  [1] [2] - 15 novembre 2009

Dans la défense de l’action en justice que des médecins et citoyens ont intentée pour garantir plus de transparence sur les risques et bénéfices du vaccin PandemRix en Belgique, l’intimé (l’Etat Belge) niait que cette campagne de vaccination était en même temps une expérimentation.

Je reprends ci-dessous un passage du texte des appelants (l’Initiative Citoyenne de Mlle Meulemans et cie) qui exige que le caractère expérimental de cette vaccination soit rendu clair, nécessitant un comité d’éthique, et/ou à tout le moins une information non biaisée pour toutes les personnes concernées, avec la signature d’un formulaire de consentement libre et éclairé pour toute personne désirant se faire vacciner.

Début de l’extrait :

« Dans son dossier, l’intimé justifiait ses actions en se fondant sur le principe de précaution et produisait une pièce n°1 émanant de l’EMEA (non datée) et intitulée « Vaccins grippaux pandémiques A(HINl) autorises selon une procédure de dossier prototype (<< Mock-up ») ».
Pour les appelants, loin d’être une « précaution », la vaccination notamment des femmes enceintes pose de graves questions et constitue une « expérimentation » interdite par la loi ;

En page 10/12, ce document indique sous le titre « Femmes enceintes » :

« Expérience avec les vaccins grippaux sans adjuvant
Le bénéfice des vaccins grippaux a été rarement étudié de façon spécifique dans cette population, et il n’y a pas de données provenant d’études randomisées contrôlées. »

Des données de sécurité des vaccins saisonniers grippaux inactives et sans adjuvant chez la femme enceinte et issue d’essais cliniques sont très limitées. »

« Expérience avec les vaccins pandémiques
Pour les deux vaccins pandémiques (Focetria/Pandemrix), il n’y a pas de données cliniques disponibles chez la femme enceinte. »

Pandemrix

Des études précliniques de toxicité sur la fertilité maternelle, l’embryon, le fœtus et le nouveau-né (jusqu’à la fin de la période de lactation) ont été réalisées chez le rat... Aucune donnée n’est disponible sur l’administration du vaccin au moment de la phase d’implantation de l’embryon. I1 n’y a pas de données disponibles chez la femme enceinte avec un vaccin qui contient l’adjuvant AS03.
« ... la sécurité des vaccins chez la femme enceinte et leur efficacité clinique sera surveillée étroitement, dans le cadre du plan de gestion de risque. Des études observationnelles sur la base de registre existant de grossesse sont planifiées. »

II est donc sur basé de cette pièce n° 1 produite par l’intimé, indiscutable que concernant l’administration du PANDEMRIX à des femmes enceintes :

1. il n’existe que quelques données pré-cliniques du PANDEMRIX qu’avec des rats

2. il n’existe pas d’étude d’efficacité

3. il n’existe pas d’étude de bénéfice

4. il n’existe aucune donnée clinique

5. il n’existe pas d’étude de toxicité

6. la situation est pré-clinique et observationnelle.

Il n’est donc pas contestable, en l’espèce, que l’administration du PANDEMRIX aux femmes enceintes revêt un caractère expérimental. » fin de l’extrait.

En Belgique nous avons entendu sur les ondes de la télévision le professeur Nathan Clumeck vouloir rejeter toute notion que cette vaccination relève d’un caractère expérimental. Nous avons aussi, suite au témoignage émouvant du professeur Yvon Englert du service de gynécologie d’Erasme, reçu la déclaration du Groupement des Gynécologues Obstétriciens de Langue française de Belgique du 2 novembre 2009, qui appelle toutes les femmes enceintes en deuxième et troisième trimestre de grossesse à aller se faire vacciner avec le PandemRix.

Ce que GGOLFB mentionne dans son communiqué concernant l’adjuvant de PandemRix c’est que les « conséquences à long terme chez le fœtus semblent être minimes et non chiffrables ».

Cette phrase est extraordinaire : ce sont nos connaissances sur les « conséquences à long terme chez le fœtus » qui « semblent être minimes  », et si nous donnons ce vaccin expérimental en masse aux femmes enceintes, les « conséquences à long terme » pourront être « non chiffrables », c’est-à-dire INCALCULABLES  !

Revenons maintenant aux seules données pré-cliniques dont nous disposons, et dont le GGOLFB semble vouloir dire que l’importance est minime. A la page 18 de la notice destinée aux patients concernant la sécurité du PandemRix (vendu au Canada sous le nom ArepanRix), nos pas si cons citoyens canadiens peuvent prendre connaissance des résultats de deux études sur la sécurité du Pre-Pandrix (qui utilise le même mélange d’adjuvants ASO3 que le PandemRix/ArepanRix). C’est écrit sous la rubrique : Pre-clinical Safety Data.

Two reproductive studies were conducted with ASO3-adjuvanted H5N1 antigen and evaluated the effect on embryo-fetal and peri-and post-natal development in rats, following intramuscular administration. Although no definite conclusion could be reached, regarding a possible relation to treatment with the H5N1 vaccine and/or the adjuvant ASO3, and other findings were considered normal, the following observations deserve to be mentioned : In the first study, there was an increased incidence of fetal malformations with markedly medially thickened kinked ribs and bent scapula as well as an increased incidence of dilated ureter and delayed neurobehavioral maturation. In the second study, there was an increased incidence of post-implantation loss, and the fetal variation of dilated ureter. Not all findings were observed in both studies, and hence the toxicological significance is uncertain.

Sources :

(1) Page 18 du Product information leaflet AREPANRIX™ H1N1 -AS03-Adjuvanted H1N1 Pandemic Influenza Vaccine Emulsion for Injection

(2) A 2 min 30 de : Arepanrix H1N1 Vaccine Exposed

Traduction en français pour l’éclaircissement du Groupement des Gynécologues Obstétriciens de Langue française de Belgique :

Concernant la sécurité pré-clinique (la seule donnée concernant la sécurité de ce vaccin sur leur utilisation sur les femmes enceintes avant le début de l’étude OBSERVATIONELLE, notamment sur 8000 femmes enceintes qui ont été vaccinées en octobre 2009 en Suède).

« Deux études ont été menées avec l’antigène H5N1 adjuvanté en ASO3 et ont évalué les effets sur le développement embryo-fœtal et péri- et post-natal chez les rats, suite à une injection intramusculaire. Bien qu’une conclusion définitive n’aie pas pu être établie vis à vis d’une relation possible au traitement avec le vaccin H5N1 et/ou l’adjuvant AS03, et que les autres données de l’essai semblaient normales, il convient de mentionner l’observation suivante. Dans la première étude, il y a eu une incidence accrue de déformations fœtales, surtout les côtes étaient épaissies sur leur partie médiale, avec des plis anormaux, et des omoplates pliées, ainsi qu’une incidence accrue d’uretères dilatés et des retards dans la maturation neuro-comportementale. Dans la deuxième étude il y avait une augmentation de l’incidence de perte de grossesse post implantation, et de la variation fœtale d’uretère dilaté. Tous les phénomènes n’ont pas été observés dans les deux études, et donc la signification toxicologique de ces études demeure incertaine. »

Je pense que, contrairement à certains experts à l’EMEA et l’OMS, les futures mères canadiennes savent très bien lire, car j’entends des rapports qu’il y a des centres de vaccination ouverts là-bas depuis plusieurs jours qui n’ont pas vu arriver le moindre chat !

En dehors de tous les risques et incertitudes déjà connus sur ce vaccin, les lecteurs et lectrices canadiens peuvent prendre connaissance de cette information non sans importance que ce que nous savons sur l’utilisation de PandemRix/ArepanRix concernant la grossesse. En clair, que dans des études de sécurité pré-cliniques, les rates enceintes qui ont reçu du « Pre-Pandrix » avec le même adjuvant ont eu des petits présentant une incidence accrue de malformations, des retards dans la maturation neuro-comportementale, des pertes précoces de l’embryon et des fausses couches.

Cette information ne figure ni sur www.influenza.be, ni sur le communiqué de www.ggolfb.be, mais il est pourtant de nature à intéresser aussi les femmes enceintes en Belgique qui se demandent s’il vaut mieux ou non se faire vacciner avec le PandemRix.

Il y a actuellement une bonne estimation du risque réel que l’infection « sauvage » par le H1N1 nous fait courir. Par contre, les risques à long terme de cette vaccination de jeunes enfants et de femmes enceintes sont, comme le GGOLFB le dit, « non chiffrables », c’est-à-dire INCALCULABLES.

Sachant que déjà non seulement à court terme mais aussi par les vaccins anti-H1N1 plus classiques utilisés aux Etats-Unis, les effets secondaires commencent à être rapportés en avalanche et sachant que les études de sécurité pré-cliniques concernant les femmes enceintes étaient tout sauf rassurants (voir ci-dessus) et que le PandemRix contient, en dehors du squalène qui n’a jamais été évalué chez la femme enceinte, également du thiomersal fœto-neurotoxique, du polysorbate 80 et du formaldehyde, soyons un peu sérieux et arrêtons maintenant de recommander une vaccination de masse de ce produit qui n’a nullement démontré son innocuité ou son bénéfice chez les femmes enceintes !

Il est grand temps que le rapport bénéfices / risques de cette vaccination par le produit peu étudié « PandemRix » soit analysé par un comité d’éthique indépendant, car les risques du virus « sauvage » A/H1N1 ne sont pas énormes, et présentent en plus le bénéfice d’offrir une immunité naturelle qui dure plus de 50 ans pour les jeunes qui l’attrapent et qui n’ont jamais été en contact avec cette souche de H1N1.


[1Dr Eric Beeth, Médecin de Famille depuis plus de vingt ans à Bruxelles. Membre de l’Initiative Citoyenne qui en tant que médecin exige du gouvernement belge que le caractère expérimental de la vaccination avec le PandemRix soit immédiatement communiqué par le billet de l’exigence d’un formulaire de consentement libre et éclairé à tous les médecins et les patients susceptibles de (se) vacciner.

[2Voir aussi l’article du Prof. (hon) Juan Gérvas Lettre au British Medical Journal (23/10/09).


Documents joints

Vaccination de la femme enceinte
Vaccination de la femme enceinte

Sur le Web